Une vingtaine de défenseurs des droits humains venu des Etats membres de la CEDEAO et de la Mauritanie participent, à Lomé les 14 et 15 février, à un atelier sur la liberté d’association et de réunion en Afrique. Cette rencontre initiée par le Réseau Ouest Africain des Défenseurs des Droits de l’Homme (ROADDH) vise à vulgariser et à s’approprier les lignes directrices sur la liberté d’association et de réunion sur le continent.

En Afrique de l’ouest, la liberté de manifestation et de réunion est confrontée à des restrictions. Au cours des travaux, les participants vont se familiariser avec le document contenant les lignes directrices sur la liberté d’association et de réunion en Afrique, adoptées lors de la 60è session ordinaire de la Commission Africaine des droits de l’homme et des Peuples tenue à Niamey en mai 2017.

Selon Mme Mélanie Kombaté-Sonhaye, directrice de programme et de plaidoyer au ROADDH, les organisations de défense des droits humains sont confrontées à des questions essentielles notamment de savoir si la jouissance de ce droit repose sur le régime d’autorisation ou sur celui de la déclaration. C’est important pour nous de comprendre, cette situation, l’évaluer et mieux vulgariser ces lignes directrices auprès de nos Etats 

Elle a rappelé que la situation est plus inquiétante avec le terrorisme qui sert de prétexte aux Etats pour prendre des lois dont la finalité est la restriction de l’espace liberté de la société civile.

Pour promouvoir la liberté d’association et de réunion, il est très important, indique Mme Kombaté-Sonhaye, que les chefs d’Etat de la sous-région puissent comprendre qu’il existe des lignes directrices auxquelles ils doivent se conformer.  

Précisons que cet atelier a bénéficié de l’appui technique et financier de International Center for Not for profit Law (ICNL)

Marie Hélène