Histoire

Ce pays de 11 300 Km2 avec 1 411 205 habitants est limité à l’Ouest par l’Océan Atlantique et entièrement inséré dans le Sénégal.
A son accession à l’indépendance, la Gambie a été dirigée par Daouda Khairaba Diawara qui sera par la suite renversé (en 1994) par l’Armée. Le président Yaya Djammeh sera porté au pouvoir par la junte militaire dont il est un des membres influents.

Situation des Droits de l’Homme

Si de nos jours la Gambie présente une stabilité apparente, elle a la particularité d’être un pays où les organisations de la société civile sont peu actives. La presse est perpétuellement soumise à des menaces souvent suivies d’assassinats. Le chef de l’Etat qui s’est auto proclamé médecin capable de guérir le VIH/SIDA décourage l’action de toutes les organisations travaillant sur VIH/SIDA.

Les exécutions et extrajudiciaires touchent les journalistes et toute personne jugée critique envers le gouvernement. En 2004, deux lois particulièrement répressives ont été adoptées par le Parlement inféodé à l’Exécutif. Le journaliste Deida Hydara qui avait critiqué l’adoption de ces lois a été assassiné avec trois balles dans la tête. Des rédactions de journaux et des imprimeries de presse sont souvent incendiées sans que des enquêtes ne soient menées pour découvrir les auteurs.

Des leaders religieux, des cadres travaillant pour les services de sécurité sociale et des leaders de partis d’opposition sont régulièrement arrêtés et détenus aux motifs qu’ils auraient fait de faux témoignages contre des personnalités du régime dénoncées pour corruption. Pour d’autres les arrestations ne sont fondées sur aucun motif.

Des leaders de partis d’opposition font état de l’entraînement par le gouvernement de groupes d’autodéfense qui sont impliqués dans de graves violations des droits humains dans le pays.

Coalition gambienne des Defenseurs des Droits de l’Homme

Le Réseau ouest Africain des Défenseurs des droits humains avec ses ONG partenaires se sont fixées comme axes d’action:

  • La mobilisation et la dynamisation des organisations de la société civile afin de donner une visibilité à leurs actions.
  • La création d’un cadre de concertation entre les organisations de la société civile gambienne afin de les doter de moyens de se protéger et de bénéficier de la chaîne de solidarité des défenseurs de la sous région.
  • La place et le rôle des médias dans la promotion et la protection des droits des défenseurs des droits humains.
  • Les organisations de défense des droits des personnes vivant avec le VIH/SIDA. Défis et responsabilité dans le contexte gambien.
  • Comment renforcer les Associations des médias dans la protection des professionnels de la presse face aux abus dont ils sont victimes.
  • Techniques d’exfiltration de défenseurs en danger dans leurs pays.