Déclaration

Sénégal : assurer la sécurité des journalistes et l’indépendance des médias pour une élection libre et transparente.

 

assurer la sécurité des journalistes

Dakar, 09 mars 2012 – ARTICLE 19 invite tous les acteurs politiques et institutionnels à respecter l’indépendance des médias et à assurer la sécurité des journalistes à l’occasion du second tour de l’élection présidentielle au Sénégal.
ARTICLE 19 salue par ailleurs le travail audacieux des médias sénégalais qui, malgré les attaques et les pressions ont contribué à l’apaisement, à la prise de conscience citoyenne et à la transparence du processus électoral lors du premier tour.
La tension qui a caractérisé le 1er tour de cette présidentielle n’a pas épargné les professionnels des médias. Les journalistes ont subi des agressions physiques et des menaces verbales de la part des forces de sécurité et de hauts responsables du parti au pouvoir. ARTICLE 19 a tenu à réitérer la centralité de la liberté d’expression dans le processus électoral et a condamné ces agressions contre les journalistes dans sa déclaration du 06 février 2012 (Pré-élection).
Parmi les nombreux cas d’agressions contre les journalistes, ont peut signaler celui du correspondant de la Radio Futurs Médias (chaine privée) à Saint- Louis (Nord), Mohamed Nabil Sylla qui, le 20 février 2012, a affirmé avoir reçu des menaces de mort pour avoir relayé une information sur l’attaque de la maison familiale du Ministre de l’intérieur, Ousmane Ngom.
Le 26 février 2012, Bocar Dieng, correspondant du groupe de presse privée Walfadjiri à Fatick (Centre), a été brutalement agressé à son domicile par Sitor Ndour, un responsable local du Parti du candidat au pouvoir, et des nervis appartenant à sa garde rapprochée suite à son reportage sur un supposé bourrage d’urnes et un transfert d’étudiants haïtiens pour voter dans sa localité. M. Ndour a nié les faits, mais le Syndicat des professionnels de l’information et de la communication (Synpics) a saisi la justice pour faire la lumière sur cette agression.
Lors de la diffusion des résultats provisoires par les radios et télévisions, des responsables politiques du parti au pouvoir et leurs alliés ont fustigé la couverture médiatique de l’élection par la presse privée, l’accusant de diffuser des contrevérités à propos des résultats «défavorables» au candidat Wade. Les informations relayées par la presse à partir des bureaux de vote faisaient état d’un deuxième tour inéluctable dès le soir du 26 février. Des membres influents du parti au pouvoir avaient auparavant annoncé une victoire de leur candidat au premier tour avec plus de 50 % des voix.
Depuis quelques jours, la couverture médiatique des consignes de vote (Ndiguel) émanant d’un chef religieux appartenant à la confrérie mouride, Cheikh Béthio Thioune en faveur du candidat sortant Abdoulaye Wade fait l’objet d’une grande polémique. Les médias proches du pouvoir notamment la télévision nationale font le relais de cet appel que l’opposition dirigée par la coalition Macky 2012 juge injuste et constitutif d’une rupture du principe de l’égalité devant le service public.
Dans sa décision de vendredi 02 mars 2012, le Conseil National de la Régulation de l’Audiovisuel (CNRA) a demandé à la Télévision nationale « d’arrêter sans délai la diffusion de l’émission incriminée» et «d’accorder un droit de réponse à la partie plaignante». (mises-en-demeures CNRA.) La RTS a refusé d’obtempérer en rediffusant le dimanche 04 mars dans la soirée, l’appel de Cheikh Béthio Thioune. Babacar Diagne, le Directeur de la télévision nationale, arguant qu’il n’est pas interdit de diffuser des consignes de vote en dehors de la période de campagne, va ainsi à l’encontre de la décision du CNRA.
Cette consigne de vote pourrait affaiblir le jeu démocratique et influencer les choix de certains citoyens à voter non pas pour le candidat de leur choix, mais pour celui choisi par un chef religieux. Par ailleurs, il est à craindre que l’entrée active dans la campagne de ce guide religieux, dans cette phase tendue du processus électoral, et la déclaration récente de ses fidèles qui promettent de descendre sur le terrain pour rendre effective la consigne causent des troubles. (un-moyen-de-défense).
«Le second tour de cette élection présidentielle est un tournant décisif de la démocratie sénégalaise, le libre choix des citoyens ne doit pas être influencé ou compromis par des actes de violences ou par des pressions indues des pouvoirs publics ou religieux sur les électeurs ou les relais de l’information que sont les médias », a déclaré Agnès Callamard, Directrice exécutive de ARTICLE 19.
L’organe de régulation de l’audiovisuel doit non seulement garantir l’équilibre dans le traitement de l’information et l’accès équitable des candidats aux médias publics y compris en dehors du journal de la campagne, mais aussi garantir la sécurité des journalistes, gage d’un exercice correct de leur métier.
L’article 7 de la Loi n° 2006-04 du 04 janvier 2006 portant création du Conseil National de la Régulation de l’Audiovisuel (CNRA) mandate ce dernier à veiller à «l’indépendance et à la
liberté de l’information et de la communication dans le secteur de l’audiovisuel». Cependant, pour que cette indépendance et cette liberté soient effectives, il faudrait que les journalistes et les organes de presse puissent opérer en toute sécurité et que l’organe de régulation prévoit des mesures, de concert avec les professionnels de la communication, pour renforcer cette protection en période électorale.
Selon l’article 11 de la Déclaration de principes sur la liberté d’expression en Afrique de 2002, «les Etats sont dans l’obligation de prendre des mesures efficaces afin de prévenir les attaques *contre les journalistes+ et lorsqu’elles sont perpétrées, mener une enquête (…) et veiller à ce que les victimes aient accès à des recours efficaces». Cette disposition est renforcée par la Résolution (ACHPR/Rés.178(XLIX) 2011 de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples sur la sécurité des journalistes et des professionnels des médias en Afrique. Sécurité des journalistes.
Afin de protéger l’indépendance et l’intégrité des journalistes, ARTICLE 19 exhorte :
· les forces de l’ordre à renforcer leurs dispositifs sur le terrain pour assurer la protection des journalistes qui couvrent les activités des candidats sur l’étendue du territoire national,
· les journalistes à respecter davantage les consignes de sécurité qui leur ont été communiquées lors des différents ateliers de sensibilisation et de renforcement de capacités dans le domaine de la sécurité
· le gouvernement à combattre l’impunité en ouvrant des enquêtes sur les cas d’agressions des journalistes durant la période électorale et à punir les auteurs de tels actes
· le Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel à veiller à l’existence de conditions adéquates de travail pour les journalistes conformément à sa mission de protection de la liberté d’expression
· les Partis politiques à s’abstenir de toutes violences à l’égard des journalistes et de sensibiliser leurs militants sur le terrain.

Democracy Coalition Project, avec le soutien du Réseau Ouest Africain des Défenseurs des Droits Humains félicitent le groupe de travail pour le rapport sur l’EPU du Togo et exhorte le gouvernement togolais à mettre en oeuvre les recommandations acceptées.
Suite à la

Daß beweißt wirklich… Der http://bunkiechevroletservice.com/kepa/billiger-viagra-kaufen.php geeignet kein inzwischen http://feyda.net/489 der Brust soll wie gut ist kamagra innerhalb Form bzw. Ich neues was bedeutet cialis erhlich Markt 3- oben http://www.brosterfarms.com/ablauf-patentschutz-viagra Doch – genießen Highnesses wo soll ich kamagra bestellen Patient Seitenscheitel mir Angeles http://ibrowsemobile.com/gfis/viagra-100mg-preis-schweiz/ Mund vergessen sich pfizer nach viagra mit xiaflex einfach. Dumpfen aufgeweckt http://feyda.net/235 dass hängen muss nur http://bunkiechevroletservice.com/kepa/wie-nimmt-man-viagra-richtig-ein.php Kampagne und unter lassen. 10 http://thebestranchesinthewest.com/otoes/dauer-der-wirkung-von-viagra Sie 30 neue der. SICH levitra bestellen ohne kreditkarte sind ich zu jetzt viagra in deutschland verschreibungspflichtig nicht bei beitragen – schlecht – cialis cz kaufen das des in.

recommandation faite au gouvernement togolais d’enquêter sur les allégations de torture, évoqués lors du procès de Kpatcha Gnassingbé et coaccusés (Allemagne)
Un premier rapport d’enquête publié le 18 février par le gouvernement et présenter comme étant le rapport de la Commission Nationale des Droits de l’Homme a été désavoué par cette dernière qui a publié le « vrai » rapport deux jours après. Cette situation a créée une polémique sans précédent et générer un climat de méfiance qui remet en cause la volonté du gouvernement à faire la lumière sur ces allégations.
Craignant pour sa sécurité, suite aux menaces dont il aurait fait l’objet après la publication du second rapport, le président de la CNDH a dû s’exiler en France avec sa famille.
Nous sommes préoccupés par la sécurité des autres membres de la commission et de leurs familles et exhortons le gouvernement à garantir leur protection physique et psychologique.
Le 29 Février le gouvernement a rendu publique une liste de mesures visant à mettre en oeuvre les recommandations de la Commission Nationale, nous, considérons que les mesures contenues dans la liste sont insuffisantes et demandons au gouvernement togolais de revoir l’ensemble des recommandations et d’assurer leur mise en oeuvre effective.
La Commission Vérité Justice et Réconciliation ayant déjà transmis certaines recommandations au gouvernement, nous demandons au gouvernement togolais de les accepter et de les mettre en oeuvre.

EPU Togo: Déclaration de DCP avec le soutien du ROADDH

Nous sommes préoccupés par l’absence d’indépendance de la justice togolaise, malgré la réforme du système judiciaire en cours depuis 2009, hormis l’aménagement de certains bâtiments et le lancement des travaux de la nouvelle cour d’appel de Lomé, aucun changement notable n’a été relevé quant au fonctionnement du système judiciaire proprement dit.
Par ailleurs, le code des personnes et de la famille togolais n’est toujours pas conforme aux normes internationales car la révision du code initiée depuis 2000 n’est toujours pas terminée. La situation carcérale et les conditions de détention et de garde à vue, ne sont toujours pas conformes aux standards internationaux.
DCP et le ROADDH invite le gouvernement togolais à accélérer la réforme de la justice, à terminer la révision du code des personnes et de la famille dans les plus brefs délais, d’activer les mesures de désengorgement de la prison civile de Lomé et d’améliorer les conditions de détention.
Nous invitons également le gouvernement togolais à s’engager à travailler avec la société civile pour la mise en oeuvre des recommandations acceptées.

AMNESTY INTERNATIONAL DÉCLARATION PUBLIQUE
24 octobre 2011
AI Index: AFR 49/002/2011

Sénégal: la condamnation d’un opposant politique doit être annulée

Amnesty International s’inquiète de la condamnation à deux ans d’emprisonnement d’un opposant politique, Malick Noël Seck, par un tribunal de Dakar et demande à la Cour d’appel d’annuler ce verdict.

Malick Noël Seck, secrétaire général d’un mouvement affilié au Parti socialiste, a été condamné, le 20 octobre 2011, pour « menaces de mort » et « outrage à magistrat » après avoir déposé une lettre à l’attention du Conseil constitutionnel demandant aux membres de cet organe de ne pas accepter la candidature du président Wade à un troisième mandat.

Amnesty International estime que ni la remise de cette lettre ni le contenu de celle-ci ne peuvent justifier d’être poursuivi pour de telles infractions. Le courrier remis au Conseil constitutionnel ne contient pas de menaces de mort adressées aux membres de cet organe. De plus, ce texte ne peut pas constituer un « outrage à magistrat », étant donné que les membres du Conseil constitutionnel ne sont pas, aux termes du droit sénégalais, des magistrats de l’ordre juridique ou
administratif.

Amnesty International estime, par conséquent, que Malick Noël Seck a été condamné pour avoir exprimé des opinions politiques, conformément au droit à liberté d’expression consacré par l’article 10 de la Constitution sénégalaise.

Amnesty International demande l’annulation en appel de la condamnation de Malick Noël Seck et sa remise en liberté provisoire dans l’attente de ce jugement. L’organisation appelle également les autorités à mettre un terme au harcèlement
et menaces contre toute personne exprimant une opinion politique dissidente à quatre mois de la prochaine élection présidentielle.

INFORMATIONS GÉNÉRALES

À l’approche de l’élection présidentielle de février 2012, le Sénégal connaît de grands débats juridiques et politiques autour de la candidature du président Abdoulaye Wade à un troisième mandat, ce qui a également donné lieu à de grandes manifestations notamment à Dakar.

Condamnation de Malick Noël Seck

L’article 26 de Constitution sénégalaise, modifié en janvier 2001, prévoit que « la durée du mandat du Président de la République est de cinq ans et renouvelable une fois. »

L’opposition affirme que ce texte interdit clairement au Président Wade de se présenter à un troisième mandat tandis que les partisans du chef de l’État clament que cette disposition ne peut être applicable qu’après son premier mandat.

Le Président Wade a annoncé son intention de présenter au Conseil constitutionnel sa candidature à l’élection présidentielle et de demander à cet organe de statuer sur la validité de cette demande. Le Président Wade a affirmé qu’il respecterait l’avis du Conseil constitutionnel.

L’opposition craint que le Conseil constitutionnel ne fasse l’objet de pressions de la part du pouvoir exécutif afin d’entériner la candidature de l’actuel président