Histoire

Le Cap-Vert, officiellement la République du Cap-Vert, est un pays insulaire de l’océan Atlantique au large de l’Afrique. Colonie portugaise à partir de 1456 (arrivée des premiers colons sur l’archipel alors inhabité), le pays accéda à l’indépendance en 1975. Il tire son nom du cap Vert.
L’archipel se divise en deux séries d’îles: au sud les îles de Sotavento (Brava, Fogo, Santiago et Maio) et au nord les îles de Barlavento (Boa Vista, Sal, São Nicolau, Santa Luzia, São Vicente et Santo Antão). Sal est la plus fréquentée. Le Cap-Vert bénéficie de trois aéroports internationaux: l’aéroport Amílcar Cabral sur l’île de Sal, depuis le 1er novembre 2005 l’aéroport Francisco Mendes sur l’île de Santiago et depuis le 31 octobre 2007 l’aéroport international sur l’île de Boa Vista. Praia, la capitale administrative se trouve sur l’île de Santiago, la plus vaste de l’archipel.
Les îles sont toutes d’origine volcanique, c’est sur l’île de Fogo (île du grand volcan) que se situe le point culminant 2 829 m: le Pico do Fogo dont la dernière coulée de lave ne date que de 1995. La plupart des îles ont un relief escarpé et sont couvertes de cendre volcanique pauvre en végétation. Le climat y est chaud et sec, avec une moyenne des températures située entre 20 à 25°C.

La langue officielle du Cap-Vert est le portugais mais les habitants parlent majoritairement le créole capverdien (crioulo en portugais, kriolu ou kriol en créole capverdien). L’anglais et le français sont enseignés à l’école. Il a une superficie totale de 4 033km2 et une population estimée à 499 796 hab. en 2008. Son Président est Pedro Pires.

Du point de vue institutionnel et en termes légaux le Cap Vert a signé et/ou ratifié les grands Pactes et Conventions: le Pacte International relatif aux droits civils et politiques; le Pacte International relatif aux droits économiques, sociaux et culturels; la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale; la Loi sur la torture et autres.

Situation des Droits de l’Homme

Le Cap-Vert est par ailleurs en train de mettre en oeuvre le Plan national de lutte contre la violence fondée sur le genre pour la période 2009-2011, qui prévoit notamment la lutte contre toutes les formes de violence, y compris la traite. Le représentant cap-verdien a par ailleurs souligné l’existence d’un vaste programme de réforme du système carcéral qui prévoit des formations pour les gardiens et l’inauguration dans les prochains mois de deux établissements pénitentiaires qui permettront de résoudre le problème de surpopulation carcérale. Il a rappelé que tous les instruments juridiques régulateurs de la société cap-verdienne garantissent l’égalité des droits entre les hommes et les femmes et interdisent toutes les formes de discrimination.
M. ALCIDES BARROS, chargé d’affaires à la Mission permanente du Cap-Vert a déclaré au cours du dialogue interactif lors de l’examen périodique universel du Cap-Vert qui s’est déroulé le 10 décembre 2008 que son pays s’engage à poursuivre la coopération et le dialogue constructif qu’il entretient avec toutes les instances nationales et internationales pour le renforcement des droits de l’homme au Cap-Vert.