Histoire

Le Burkina Faso, Pays des hommes intègres, également appelé Burkina, est unpays d’Afrique de l’Ouest sans accès à la mer, entouré du Mali au nord, du Niger à l’est, du Bénin au sud-est, du Togo et du Ghana au sud et de la Côte d’Ivoire au sud-ouest. Il a une superficie de 274 000 km² et sa population estimée à 13 200 000 habitants (en 2005).

Ancienne colonie française, la Haute-Volta obtient l’indépendance en 1960. Le nom actuel du pays (Burkina Faso) date du4 août 1984, sous la présidence du révolutionnaire Thomas Sankara. Il signifie la patrie des hommes intègres en langues localesmooré (burkina signifiant « intègre ») et bamanankan (faso se traduisant par « patrie »).
Ses habitants sont les Burkinabè. La capitale est Ouagadougou, située au centre du pays. Le Burkina Faso est membre de l’Union africaine (UA) et de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Depuis janvier 2008, le Burkina Faso fait partie pour deux ans du Conseil de sécurité des Nations unies en tant que membre non permanent.

On trouve peu de témoignages sur l’époque précoloniale au Burkina Faso. Toutefois, une chronologie du royaume Mossi existe. En 1896, le royaume mossi de Ouagadougou devient un protectorat français. En 1898, la majeure partie de la région correspondant à l’actuel Burkina est conquise. En 1904, ces territoires sont intégrés à l’Afrique occidentale française au sein de la colonie du Haut-Sénégal-Niger.

Le président actuel, Blaise Compaoré, est au pouvoir depuis le 15 octobre 1987 à la faveur d’un coup d’État au cours duquel son prédécesseur et frère d’armes, Thomas Sankara, a été tué. La période ayant suivi ce coup d’État a été dénommée “Rectification” par ses auteurs, en référence aux dérives et à l’autoritarisme dont le président Sankara a été accusé.

Situation des Droits de l’Homme

A l’instar d’autres pays africains, le Burkina Faso ne témoignait pas d’un âge d’or de protection des droits de l’homme sous le gouvernement de Sankara. Des abus des droits de l’homme se présentaient, y compris des cas de torture, de détention arbitraire et d’autres violations. La zèle révolutionnaire de Sankara l’a amené àconcentrer sur certains éléments de la société comme des ennemis, et ils ont été persécutés.
En octobre 1987, Sankara a été assassiné pendant un coup d’état par son ami, Blaise Campore. Après le coup le plus sanglant dans l’histoire du pays, Campore a installé le neuvième régime politique du pays. Des observateurs ont enregistré le nombre d’assassinats politiques, des commandements de meurtres et des « disparitions » le plus haut sous ce régime; une étude établit le nombre d’assassinats àenviron vingt. Pendant cette période, Burkina Faso a ratifié des conventions internationales de droits de l’homme, y compris la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples en 1984.
En outre, le régime a adopté une nouvelle Constitution en 1991. Malgré ces positions formelles par l’état, la violation systématique des droits de l’homme, y compris des assassinats, ont continué. Il y avait la persécution des étudiants et des professeurs de l’université, et certains étudiants de l’Université de Ouagadougou ont « disparus ». Les arrestations, les détentions, et la torture sont devenus des caractéristiques communes du panorama politique de Burkina Faso sous Blaise Campore. L’épuration du régime de la société a résulté dans la destruction de l’ordre politique, juridique, administrative, culturel, économique et social du pays. Le régime a injuré le système judiciaire en particulier, en créant des tribunaux révolutionnaires qui ont plusieurs fois été employé pour persécuter des adversaires politiques perçus. Le Mouvement Burkinabè des Droits de l’Homme et des Peuples (MBDHP) est devenu une cible d’intimidation et de menaces d’état, comme les syndiqués et les partis d’opposition. La presse, par crainte, a opté pour l’auto-censure. L’expérience avec le caractère arbitraire et répressif des régimes militaires au Burkina Faso a résulté dans la création de l’Association Burkinabè pour la Promotion d’un Etat de Droit et la Défense des Libertés en 1990.

Coalition Burkinabè des Défenseurs des Droits Humains

Le Burkina Faso fait partie des coalitions membres du Réseau Ouest Africain des Défenseurs des Droits de l’Homme (ROADDH).